Le meilleur rapport Qualité - Prix - Le CEP Poitiers / Saint-Benoît

Le 24/02/2017
Le CEP Saint-Benoît possède de loin le plus petit budget des équipes en play-off de DEF, où il s’est qualifié pour la deuxième année consécutive.

Si à Poitiers on ne prend pas toujours la pleine mesure de la performance du CEP Saint-Benoît, les chiffres sont suffisamment parlants. Qualifiées pour la deuxième année consécutive en play-off, les Poitevines ont réalisé une performance de taille compte tenu de leurs moyens. Avec 250.000 euros pour l'ensemble du club, elles sont loin de la moyenne des équipes qualifiées en play-off cette année (425.000 €).

Une poule où le CEP Saint-Benoît et Clamart (260.000 €) font figure de Petit Poucet puisque tous les autres disposent de moyens bien plus conséquents. Si Harnes (390.000 €) et Calais (400.000 €) sont assez proches et ont déjà atteint leurs objectifs initiaux en se qualifiant, les candidats déclarés à la montée sont bien mieux lotis puisque Mougins et Chamalières annoncent chacun 500.000 €
En toute logique, Istres, relégué de Ligue A, affiche le montant le plus fort avec 700.000 €, mais ne partira pas en position de force en play-off où sont conservés les points acquis lors de la phase régulière contre les concurrents directs de sa poule. Si le CEP Saint-Benoît devance les Azuréennes au classement avant que ne débute la deuxième phase, il reste cependant un gouffre financier entre les deux formations. Un tel montant paraît utopique à atteindre pour le petit club poitevin, mais se rapprocher de la moyenne de la division est clairement l'objectif du président Damien Sallé. « Nous souhaitons augmenter notre budget de 100.000 € sur les trois prochaines années pour atteindre 350.000 € , indique-t-il. Cela permettrait à l'équipe de DEF d'avoir une joueuse professionnelle de plus par an (NDLR : aujourd'hui il n'y en a que deux sur les onze joueuses de l'effectif, bien loin des autres adversaires) et de continuer à structurer l'ensemble du club. Depuis cette saison, nous travaillons avec une agence spécialisée qui développe notre réseau de partenaires. Cela avance bien, c'était même une nécessité. »

Se rapprocher de la moyenne de la division.

Car le miracle permanent ne peut pas durer éternellement. « Aujourd'hui, nos résultats sont le fruit de l'excellent travail de Guillaume Condamin, l'investissement des joueuses et d'une part de chance », reconnaît le président. Mais quand on voit les performances des Poitevines avec leur budget très limité, il y a de quoi se demander ce qu'elles seraient capables d'accomplir avec des moyens davantage en conformité avec le championnat où elles évoluent. « Si l'on parvient à faire évoluer progressivement notre budget à 350.000 €, on pourra avoir chaque année comme objectif de disputer les play-off », répond Damien Sallé. Et pour la Ligue A ? « Là, il faudrait 500.000 € et ce serait le plus petit budget. Mais avant de rêver à cela, il faut commencer par franchir les étapes unes par unes. C'est du travail. » Et également une nécessité pour s'assurer un avenir serein.